Collaborations

  • LinkedIn
Yvan Croteau
Conseil en planification écologique et relations autochtones
Jean-François Rotger & Denis Akzam
P4BUS
Chantal Bilodeau & Pierre Laplante
Sednove
  • LinkedIn
Mathieu Corriveau
Conseil en R&D
Matthieu Rhéaume
Art&Fact
Salvatore Cimmino & René Breyel
Claridion
Guillaume Coulombe
Procédurable
  • LinkedIn
François Verdy-Goyette
Conseil en développement des affaires
 

Expertise

La fonction pour laquelle Ciblexpert a été créée il y a 30 ans était, et est toujours, de développer des technologies pour soutenir les organisations et les systèmes sociétaux avec l’objectif d’augmenter leur agilité ainsi que leur efficience. Ciblexpert travaille à rendre de plus en plus envisageable la métamorphose cohérente et harmonieuse des sociétés vers des formes stables et durables que nous qualifions de sociétés écohérentes.

Pour remplir sa fonction, Ciblexpert est devenue une entreprise spécialisée en gestion de la complexité ainsi qu’en modélisation systémique et dynamique des organisations. Aujourd’hui, Ciblexpert offre une nouvelle forme de gouvernance prospective reposant sur un mécanisme de cogestion de la complexité organisationnelle et sociétale.

Nous croyons que notre technologie est novatrice, voire une première. Elle peut être qualifiée d’ingénierie sociétale puisqu’il s’agit, en autres, d’une technologie basée sur une science de traitement des perceptions. De plus, elle donne accès à une capacité de cogestion de la complexité ce qui s’avère essentiel pour minimiser les risques de chaos associés aux métamorphoses sociales.

Prospective

Changer de perspective


Les organisations opérent et évoluent en même temps, dans le contexte de systèmes sociaux et sociétaux eux-mêmes en évolution de plus en plus rapide. Les travaux de Ciblexpert visent à naviguer cette complexité croissante et à proposer une méthode pour améliorer la vision des humains quant à leurs futurs possibles, exactement comme des lunettes corrigent la vision d’une personne myope. Pour Ciblexpert, la prospective est avant tout un changement de perspective face à la conduite de nos vies. Pour bien saisir ce changement, il faut comprendre la différence entre la technique de projection, perspective universellement utilisée actuellement, et la technique de prospective, perspective complémentaire essentielle à intégrer dans nos vies pour maintenir un fonctionnement démocratique.




Projection vs prospective


La projection est une activité technique consistant à chercher et à bien comprendre les quantités de mouvement qui affectent les systèmes socio-économiques. La projection permet de dessiner les tendances et, par inférence, de les projeter afin de calculer les configurations probables dans le futur. Donc, la projection repose sur une assomption de continuité ou de linéarité du comportement du système social. De plus, la projection se base sur l’hypothèse qu’il est possible de calculer la force des tendances, les résultats de leur inférence et leurs impacts dans les sociétés tout comme il est possible de calculer les forces d’inertie des objets et les résultats de leurs collisions dans le monde physique. La projection est souvent utilisée pour identifier des configurations de futur à cibler et elle sert à planifier les étapes subséquentes pour les atteindre. Cela constitue un plan d’action pour projeter le futur. Il est important de noter que les configurations de futur obtenues par projection sont de nature objective donc scientifique et quantitative. Par conséquent, elles assument une continuité du contexte du passé. La prospective repose sur la perspective qu’il existe de nombreuses autres configurations de futur en plus des configurations découlant de la suite du passé. La prospective vise à identifier les points de bifurcation ou discontinuités de fonctionnement les plus probables à se produire puis à déterminer les reconfigurations susceptibles d’en résulter, et ce, afin d’ identifier l’ensemble des futurs plausibles. La prospective ne vise pas à choisir puis à promouvoir le meilleur futur. Elle cherche plutôt à suivre l’évolution des évènements susceptibles d’influencer la discontinuité ciblée afin de déterminer ses impacts sur la faisabilité et la désirabilité des reconfigurations alternatives.




De la perspective projectiviste à la perspective prospectiviste


Dans une perspective projectiviste, le présent est principalement vécu comme étant une suite du passé. Par conséquent, il est perçu comme contraint par des dynamiques du passé ne pouvant être changées. On adopte implicitement l’attitude qui consiste à supposer que notre futur sera nécessairement dominé par la continuité du mode de fonctionnement actuel. Ainsi, notre cadre de référence se construit autour des convictions et des certitudes concernant des méthodes ayant fait leurs preuves et qui doivent être respectées afin de maintenir la cohérence du système sociétal. Dans une perspective prospectiviste, le présent est vu sous un nouvel angle. Il est principalement perçu comme étant une étape vers un futur à construire. Notre attention se concentre sur l’ émergence des moments propices pour enclencher un futur à construire. On adopte alors l’attitude de vivre le début d’un futur à concevoir et à bâtir. Ainsi, notre cadre de référence se construit autour de l’identification et de la préparation des leviers d’action concrétisant ou rendant accessibles les meilleurs futurs.





Cogestion de la complexité

Faits et perceptions


En général, on considère les faits et les perceptions comme étant des choses de même nature. On décrit souvent les faits à l’aide des perceptions alors que ce sont deux choses de nature complètement différentes. Les faits décrivent les évènements de la réalité effective. Il s’agit de la réalité dans laquelle on vit, la réalité en train de se produire ou qui s’est produite dans le passé. C’est une réalité extérieure aux individus. Par ailleurs, les perceptions décrivent plutôt l’impact des évènements sur la réalité intérieure des individus. Elles influencent les interprétations personnelles et, par conséquent, le cadre de référence décisionnel des individus. Les faits relèvent de la réalité objective, ils peuvent être décrits et interprétés scientifiquement en utilisant des outils d’analyse. Par contre, les perceptions relèvent de la réalité sensible, elles sont non linéaires et non prédictibles. Par conséquent, les perceptions ne peuvent être décrites ni interprétées efficacement avec les outils d'analyse utilisés pour traiter les faits.




Processus complexes


Les processus complexes ont comme particularité que leurs résultats dépendent des perceptions des acteurs au moment de réaliser le processus. Ces processus sont dits complexes car leur déroulement dépend de l’état ponctuel du contexte et de son influence sur les perceptions des acteurs au moment de l’action.




Mesurer les perceptions


L’analyse objective de la portée des faits est réalisée de manière fondamentalement quantitative et analytique alors que l’ évaluation subjective de la portée des faits se réalise de manière fondamentalement qualitative et systémique. Chez Ciblexpert, nous croyons que la seule manière de réussir une métamorphose des sociétés vers un mode de fonctionnement mature et pérenne est de miser sur un cadre de référence systémique pour décider des reconfigurations sociales.





 
 

Histoire

Ciblexpert et la plateforme holosystémique sont les résultats d’une longue démarche de recherche-action qui a débuté au tout début des années 90.

Vu a posteriori, ce développement scientifique et technologique aura nécessité :

  • Une recherche-action de 30 ans

  • L’évaluation de plusieurs centaines de technologies

  • L’accompagnement d’une cinquantaine d’entreprises innovantes

  • La réalisation de plus d’une centaine d’ateliers de prospective interactive

  • La modélisation et l’analyse prospective d’une demi-douzaine de secteurs d’activité industrielle

  • La modélisation d’une demi-douzaine d’économies territoriales

  • La modélisation d’une nation autochtone dans le cadre d’un projet d’adaptation aux changements climatiques