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Le temps du changement

Depuis des années j’utilise l’exemple de la métamorphose de la chenille en papillon pour illustrer l’importance de la transformation de la société humaine qu’il faut accomplir pour résoudre les multiples problèmes qui nous assaillent simultanément. Pour moi l’ampleur des problèmes; économiques, énergétiques, environnementaux, éthiques, sociaux et écologiques, auxquels nous sommes confrontés découle de l’inaptitude de la société actuelle de remplir sa mission qui est d’assurer le bien-être de l’humanité. La société doit donc se redéfinir pour pouvoir poursuivre son développement sans générer à nouveau tous ces problèmes structuraux.

Mais une métamorphose ça implique que toutes les sociétés chenilles (sociétés de consommation) doivent devenir des sociétés papillons (sociétés de consolidation ou de régénération). En pratique ça implique de réduire par un ordre de grandeur (autour de 10 fois) les impacts écologiques et humanitaires qui résultent du fonctionnement de la société. Un changement de cette ampleur ne peut pas se faire à l’échelle globale, il doit se faire à l’échelle locale. À cette échelle, la société est une organisation qui existe entre; un territoire qui défini des ressources et un mode de vie qui vise à répondre aux attentes des habitants du territoire. Attentes qui découlent d’une vision de ce qu’est le monde et de comment il devrait nous rendre heureux. La métamorphose de la société se ferait donc à l’échelle locale par, la transformation de la vision du monde partagée par tous, qui elle même transformera le mode de vie recherché et promu sur le territoire qui transformera les attentes des habitants par rapport à leur société et donc la société elle-même. Nous avons deux choix

  • Soit nous laissons le changement de la société être provoqué par l’émergence des crises desquelles nous chercherons à nous éloigner. Et ainsi, à coup de crises répétées, la société changera vers un futur inimaginable et vraisemblablement invivable, un assemblage de compromis toujours plus douloureux que nous ferons pour palier à chacune des crises. Continuer à palier aux effets sans jamais attaquer les causes parce que ça remettrait en question des droits individuels acquis plus ou moins légitimement et parfois plus ou moins légalement. C’est ce que nous faisons actuellement;

  • Soit nous entreprendrons de changer notre vision du monde en cherchant à inventer une nouvelle forme de société qui permettra d’assurer le bien-être de tous les humains, tout en permettant de régénérer la biosphère. La guérir de sa crise d’homme afin de la ramener à la santé pour nos enfants. Mais ça, ça veut dire de changer drastiquement notre vision du monde et nos attentes concernant ce qui doit nous être fourni par la société pour nous rendre heureux. Ça veut dire, entreprendre d’aller vers une société plus cohérente ou plutôt plus écohérente et donc d’entreprendre de concevoir une société viable, une société durable.

Donc deux choix, soit continuer à nous éloigner de chaque crise en espérant que par l’opération du Saint-Esprit ça ira mieux demain, soit décider d’aller vers un autre futur, un futur d’équité et de cohérence qu’il faut dès aujourd’hui entreprendre de concevoir. Ce qui précède vous décrit mes convictions sur les manières de changer qui s’offrent à nous. Ce que je veux vous communiquer dans ce billet toutefois c’est que mon travail de prospective m’amène à surveiller la situation globale de la société planétaire afin de mesurer le développement de beaucoup des dynamiques de changement qui l’affectent. En faisant ces recherches, je note, dans presque tous les pays et dans presque tous les domaines d’activité l’émergence d’un mouvement global de questionnement de l’actuel. Ce nouvel état d’esprit provoque l’émergence d’informations toujours plus nombreuses et sérieuses sur la criticité des situations qui se développent partout. Cette nouvelle information accélère tous les mouvements de prises de conscience, qui eux même déclenche des mouvements d’éveil et de prises de position. Une multitude de printemps des cultures ou de printemps des humanités se préparent. En d’autre terme l’humanité se réveille et entreprend de se choisir ou de s’inventer un nouveau futur. Une nouvelle direction qui permettra réorienter le développement de la société. Au Québec ça se traduit par une grève des étudiants qui a suivi un été 2011 marqué par un mouvement d’indignation et qui est en train de se transformer en un mouvement de printemps québécois, un mouvement où les québécois vont entreprendre de remettre la collectivité et son avenir au centre de la discussion, et ce en remplacement de l’économie néolibérale ce vecteur d’individualisme destructeur qui occupe actuellement cette place. J’ai l’impression d’être un témoin de l’histoire tellement les changements qui débutent sont fondamentaux et signifiants pour assurer la survie de l’espèce et sécuriser le développement de la civilisation. Le temps du changement est arrivé et la prochaine action à prendre pour nourrir cette énergie de changement c’est le 22 avril qu’il faut le faire. Nous devons tous bloquer l’après-midi dans notre agenda pour participer à la marche organisée pour le jour de la terre. Si vous voulez entreprendre le chemin vers un futur meilleur le 22 avril il faut marcher, marcher vers un futur que l’on choisira, un futur durable, un futur équitable. C’est un rendez-vous


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